Patrimoine architectural et naturel dionysien


patrimoine architectural

La première église
Aucune date ne peut être avancée pour la construction de la première et certainement très modeste église dédiée à Saint-Denis. Saint Denis, évêque de Paris, l’un des trois premiers messagers de l’Évangile en Gaule gallo-romaine, fut martyrisé en 272 selon la tradition.

Entrer dans l’histoire
L’église de Saint-Denis fait son apparition dans l’histoire à l’occasion de la fondation de l’abbaye Notre-Dame hors les murs de Saintes. Les fondateurs, Agnès de Bourgogne, héritière du duché d’Aquitaine, et son second époux Geoffroy Martel, comte d’Anjou, incluent l’église de Saint-Denis ainsi que les terres qui en dépendent dans les donations qu’ils accordent au nouveau monastère. Curieusement, pendant deux siècles, le nom de Saint-Denis disparaît des documents de l’abbaye de Saintes, dans lesquels il n’est fait mention que de la paroisse de Chassiron. Il réapparaît en 1358 ; Entre-temps, au milieu du 12e siècle, l’église aurait été dédiée. La façade et la nef actuelle datent de cette époque. Les sculptures en façade des colonnes rappellent les motifs de l’abbaye aux dames de Saintes.

La réforme et les guerres de religions
Il semble que l’église fut pillée en 1525 par des pirates espagnols. C’est dans l’église de Saint-Denis que la prédication de la religion protestante a commencé en Oléron vers 1546.L’année 1562 marque le début des violents affrontements qui vont opposer les catholiques et les protestants. En 1584, l’église est détruite par les réformés ; elle sera reconstruite vers 1600, mais à nouveau endommagée par la chute du clocher que l’on peut dater de 1642. En 1685, du 3 au 8 octobre, environ 230 protestants sont conduits de force dans l’église pour y abjurer leur religion…

La Révolution et le consulat
Suppression puis rétablissement du culte en 1793. Les communes d’Oléron devenues l’île de la liberté sont débaptisées ; Saint-Denis est appelée La Réunion. L’église, dépouillée de son mobilier, des objets et ornements du culte et de tous les signes extérieurs du fanatisme – croix, statues, tableaux –, sert de salle de réunions. Bonaparte, devenu Premier Consul, rétablit l’exercice du culte et l’église retrouve sa destination en 1801 ou 1802.

Histoire de l’édifice

Avant 1850
À partir de 1830, l’église accuse de plus en plus le poids des siècles, les réparations se multiplient jusqu’au moment où, en 1850, l’église doit être fermée pour raison de sécurité. Une restauration générale doit être entreprise.

Après 1850
À partir de 1850, l’église menace d’être en ruine ; elle doit être interdite aux fidèles et la messe est célébrée dans un chai. Un vif débat s’engage au sein du Conseil municipal entre les partisans d’une construction nouvelle et ceux qui souhaitent la restauration de l’église ancienne. La seconde solution sera finalement retenue.

L’église au 18e et 19e siècles
Après la chute du clocher remplacé par un campanile, l’église conservera sa structure jusqu’à la Restauration de 1854.

Avant la restauration de 1854
L’église est plus courte. Les quatre piliers de la nef sont dissemblables. Le pilier de section carré à droite, le seul régulier résulte probablement de la reconstruction du début du 17ᵉ siècle.

La restauration de 1854
Celle-ci s’effectue selon les principes suivants :
Conserver la façade et la nef ancienne,
Reconstruire le transept qui sera surélevé et prolongé vers l’est,
Déplacer le Campanile pour le mettre à l’aplomb de la façade.

Les travaux au 20ᵉ siècle
Les statues placées sur les colonnes au début du 20ᵉ siècle – visibles sur la carte postale de 1900 en début de texte – sont enlevées dans les années 1970. Une maquette de frégate, ex-voto d’un paroissien de Saint-Denis, était suspendue dans la nef au début du 20ᵉ siècle.

Alors que cette maquette était classée monument historique depuis 1958, elle faillit disparaître. Restaurée une première fois par un amateur, elle trouva refuge à la mairie, avant de revenir à l’église. Là, les moisissures attaquèrent cordages et mats. Afin de la restaurer correctement, elle fut confiée à un restaurateur professionnel, agréé par les affaires culturelles. Celui-ci a reconstruit patiemment la frégate telle qu’elle devait être à l’origine. La maquette a alors retrouvé sa place dans l’église, protégée cette-fois-ci par une vitrine adaptée à sa valeur. En 1993, il y a eu restauration des colonnettes encadrant le portail et du portail.

Grace aux dons, la campagne de restauration prévue sur 2025 et 2026 a pu être menée en totalité sur 2025. Merci aux 130 donateurs ayant permis de récolter à ce jour près de 140 000 € ! Il s’agissait de la restauration du clocher et des clochetons (facture de 300 000 €).Il reste maintenant à planifier la réfection de toute la toiture, des murs latéraux et du pilier d’angle près de la porte latérale, qui s’étaleront sur plusieurs saisons… L’appel aux dons continue !

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puits margelle de pierres
puits margelle de pierres
puit

Les puits


On recense une trentaine de puits sur toute la commune. Bon nombre d’entre eux sont encore en état et conservent les caractéristiques de leur structure : une vaste margelle de pierres (ramassées sur la côte), à hauteur de ceinture, avec une encoche pour s’approcher au plus près du seau.

Ce seau était le plus souvent accroché à une poulie, soutenue par un trépied métallique. On les trouve au centre des anciens « cantons » (places publiques dont le puits est partagé à tout le voisinage) ou « querreux » (places privées).

C’était à l’époque le seul point d’accès à l’eau douce de l’île. Juste à côté se trouve un timbre, pierre creusée qui servaient d’abreuvoir pour les animaux.


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La balise d’Antioche


Le rocher d’Antioche, ou Antiochat, est une résurgence des falaises de Chassiron, qui sort de l’océan à quelques encablures de la côte. Extrêmement dangereux car autrefois invisible pour les bateaux, ce lieu fut le théâtre de nombreux drames de la mer. Dès 1550, ce « mauvais rocher » apparaît dans les écrits. Car l’endroit, s’il est mal signalé, est pourtant très fréquenté par les navires de commerce.

La tour de Chassiron, dont la lumière est déjà épisodique jusqu’à la construction du phare en 1836, ne suffit pas à éclairer cette zone. La construction d’une tour de signalement est décidée en 1914, et commencera en pleine guerre mondiale en 1917. D’une hauteur de 20 mètres, cette tour sera mise en service en 1925.

Battue par les vagues et la forte houle, elle est régulièrement entretenue par les services des Phares et Balises. Dans l’histoire de ce lieu, une centaine de « fortunes de mer » importantes ont été répertoriées. Le drame le plus marquant, et le dernier d’importance, reste le naufrage du Port Caledonia, qui, le 2 décembre 1924, s’échoua sur Antioche.

En raison d’une forte tempête, et malgré les nombreuses tentatives des sauveteurs, rien ne pourra être fait pour sauver l’équipage. La mer rendra 23 corps, qui reposent aujourd’hui dans le cimetière de Saint-Denis d’Oléron.


L’ancien abri du canot de sauvetage a été récemment transformé en salle d’exposition qui accueillera les artistes.

Cette salle est gérée par l’office du tourisme.

Tél. : 05.46.47.95.53

Dans cette salle, une plaque commémorative évoque le dernier canot de sauvetage qui est intervenu lors du naufrage du Port Caledonia.

Des marins finlandais disparus lors de ce naufrage reposent toujours dans le cimetière de Saint-Denis.

l ancien abri du canot de sauvetage
ecluses a poissons
pieges a poisson
ecluses a poisson

Les écluses à poissons


Les écluses à poisson qui s’égrènent sur les côtes nord de l’île d’Oléron sont de véritables « pièges à poissons ». En forme de fer à cheval, elles sont construites en pierres sèches, sans chaux ni ciment. Leur méthode de construction et leur origine restent assez mystérieuses, remontant sans doute au Moyen Âge.

Les techniques de pêche et les outils restent les mêmes depuis des siècles. Leur fonctionnement est régi par des lois très strictes. Les écluses appartiennent au domaine public maritime. Leur concession est attribuée, par les Affaires Maritimes, à un certain nombre de codétenteurs, qui doivent se coopter les uns les autres. Le droit de pêche est attribué en fonction de la part d’écluse. Ce droit exclusif s’accompagne d’un devoir d’entretien et de restauration des murs d’écluses. Jusqu’au siècle dernier, la pêche dans les écluses était importante pour la vie locale. Rajouter qu’il y est interdit d’y pénétrer et de pécher à l’intérieur sauf pour les détenteurs de la concession.

Aujourd’hui, il n’y a plus que 17 écluses à Oléron, contre 237 en 1853…


La réserve ornithologique du Grand marais Papineau fait également partie du Conseil départemental, ainsi que le site des Dunes Barataud. Autour du marais Papineau et des lagunes de La Bétaudière (où on ne peut pas entrer), on peut observer selon la saison de nombreux oiseaux qui nichent ou font une halte : canards, colverts, tadornes, ou oie cendrée, goélands et mouettes…Enfin, des sentiers pédestres, cyclables ou empruntables à VTT permettent de découvrir la commune à l’écart des routes principales.

Outre le phare, le site de Chassiron mérite aussi le détour pour la falaise qui surplombe l’océan, falaise que l’on peut longer à pied mais aussi en partie à vélo.  Attention, la promenade le long des falaises de Chassiron est aussi belle que dangereuse. Ne vous approchez pas trop près du bord et faites très attention aux enfants, les éboulements sont fréquents.

sentiers pedestres

Mairie de Saint-Denis-d'Oléron
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